Pollution : T.-N.-L. adopte de nouvelles cibles et vise toujours la carboneutralité
Le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a dévoilé lundi deux nouveaux plans sur cinq ans axés sur la réduction des émissions et l’adaptation au dérèglement climatique. Ces documents n’incluent pourtant que peu des recommandations faites aux libéraux, il y a six mois, par un comité consultatif sur la carboneutralité. Le gouvernement promet que, d’ici 2040, les émissions de GES de la province seront de 60 % moins élevées qu’elles l’étaient en 2005. Cette cible de 4,1 mégatonnes, soit environ la moitié des émissions annuelles de la province à l’heure actuelle, est La province, qui réitère sa promesse d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050, reconnaît toutefois que les mesures actuelles ne suffiront pas et que L’ancienne cible de réduction de GES, détaillée en 2019 dans le dernier plan climatique provincial, sera bel et bien atteinte, selon le gouvernement. En vertu de cette cible, Terre-Neuve-et-Labrador devait réduire les émissions de la province de 30 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2030. Le gouvernement se félicite de ses programmes visant à construire de nouvelles bornes de recharge pour véhicules électriques et à électrifier le chauffage résidentiel, qui semblent porter leurs fruits. Il promet qu’environ 98 % de l’électricité produite à Terre-Neuve-et-Labrador sera renouvelable d’ici la fin de la décennie en cours. Cependant, l’engagement repose en grande partie sur la mise hors service de la centrale au mazout lourd de Holyrood, qui ne peut pas être fermée pour le moment en raison de doutes quant à la fiabilité des lignes de transport de Muskrat Falls. Au total, le plan (nouvelle fenêtre) de réduction de gaz à effet de serre détaille 23 mesures, dont plusieurs engagent le gouvernement à En 2023, 44 % des émissions de GES de la province provenaient des transports, alors que les secteurs industriels et de l’électricité représentaient 38 % des émissions. Environ 8,4 % de la pollution provenait du chauffage des bâtiments et 7,2 % des déchets. Le reste des émissions était lié à d’autres sources, dont l’agriculture. Le plan (nouvelle fenêtre) concernant l’adaptation aux changements climatiques, qui comprend pour sa part 31 mesures, rappelle que 42 % de la population provinciale habite à moins de 1 km de la côte et que, dans plusieurs régions de Terre-Neuve, le niveau de la mer pourrait augmenter de 80 à 100 cm d’ici 2100. Il indique que, d’ici 2050, la température moyenne pendant l’hiver à Nain, dans le nord du Labrador, pourrait augmenter de 7,3 °C. Le gouvernement vise notamment à investir davantage dans la protection des infrastructures côtières, sans chiffrer la promesse. Il veut également augmenter l’accès aux services de santé mentale pour les victimes de catastrophes naturelles et promet de travailler avec la régie provinciale de la santé pour mettre en œuvre un système d’avertissement et d’intervention en cas de chaleur. Lorsqu’il a dévoilé les deux nouveaux plans climatiques, lundi, le gouvernement a aussi publié le rapport (nouvelle fenêtre) d’un comité consultatif sur la carboneutralité. Si ce comité indépendant se penchait sur les étapes à suivre d’ici 2050 plutôt que sur un plan sur seulement cinq ans, ses 55 recommandations, soumises au gouvernement en décembre dernier, sont beaucoup plus concrètes. Il demande notamment des changements législatifs pour s'assurer que les engagements concernant la carboneutralité seront respectés, des subventions plus généreuses pour l’électrification des entreprises et du transport, ainsi que de nouvelles politiques obligeant l’achat de véhicules électriques par le gouvernement provincial. Selon le comité, le ministère de l’Environnement ne devrait plus approuver de projets qui ne seront pas carboneutres d’ici 2050 et devrait aussi établir de nouvelles stratégies concernant la décarbonation du transport maritime et la production d’électricité renouvelable chez les gros acteurs industriels.ambitieuse, mais atteignable
, selon lui.pour atteindre la cible, il faudra décarboner les secteurs dont les émissions sont les plus difficiles à réduire
.explorer
de nouvelles technologies de décarbonation et à collaborer
avec les sociétés d’électricité, le fédéral et les gouvernements autochtones pour réduire la pollution liée au transport maritime et aux centrales au diesel des communautés isolées.Quelles adaptations sont envisagées?
D’autres mesures proposées par un comité indépendant
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